03.09.2007
Le salaire des députés
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.
C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui
souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !
La plupart des médias n'en parlent pas !
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront ” à vie ” 20 % de ce traitement :
soit 1390 euros par mois. Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !
L'information sur la nouvelle indemnité “chômage” des députés a été révélée par “Le Canard Enchaîné” le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison…). Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler ce ce qu'il leur coûtera ” à vie ” ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée “par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie”, ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2
de l'ordonnance précitée : “L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction”.
Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence) Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros .
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit net mensuel 5 177, 66 euros.
Bien entendu cette généreuse “indemnité chômage” est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette “aide sociale”… bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.
Par jean-Marc segui
Note de l'administrateur du blog: même si la majorité des députés UDF de l'époque avaient voté ces mesures, cela avait néanmoins été dénoncé par F.Bayrou lors de la campagne présidentielle.
15:00 Publié dans Politik | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : assemblee nationale, deputes, salaires, institutions
17.08.2007
Les vacances de M. Sarkozy sont-elles écologiquement responsables ?
On a beaucoup parlé, avec une certaine maladresse d’ailleurs, du « coût » des vacances de M.Sarkozy. La palme revenant probablement à l’ineffable Arnaud Montebourd (que l’on sent de moins en moins inspiré) se permettant de dire qu’il trouverait normal que la France paye au président des vacances même très chères… Non Monsieur Montebourg, le Président de la République est un citoyen comme les autres, et je ne connais pas beaucoup de boîtes qui payent les vacances de leurs employés. La république a une flopé de résidences sur le sol français, si M.Sarkozy veut aller à l’étranger il paye. Ou il squatte, selon ses affinités.
Ce qui va nous intéresser ici c’est le coût « écologique » des vacances de notre président, qui comme chacun sait doit montrer l’exemple. Sur le site Action Carbone, on peut calculer son émission de CO2. Alors quand est-il de ces deux semaines de Vacances ?
- 2 allers-retours Paris - Boston en première classe : 8525 X 2 Kg eq CO2
- Au moins 2 allers-retours Boston - Wolfeboro, l’aller-retour chez les Bush ,rajoutez à cela le shopping journalier, soit (plus ou moins) 1500km parcouru dans une voiture qui fait plus de 6 CV (a priori, mais bizarrement je ne voit pas Nicolas Sarkozy voyager en Smart) : 309 Kg Eq CO2
- Un logement de 2000 m2, occupé deux semaines : 1855 Kg Eq CO2
Soit un total de 19 214 Kg Eq CO2
C’est-à-dire 10,6 fois ce que la terre peut supporter par personne et par an pour stopper l’accroissement de l‘effet de serre. Et encore on a pas compter le Jet ski !
M.Sarkozy pourra toujours compenser ses émissions de CO2 en versant 288,21 euros pour financer les projets d’Action Carbone. Cependant comme à Cap21 on est super sympa, pour se rattraper on lui a déjà trouvé son prochain lieu de vacance . Pas sûr que Cecilia aime les boutiques du coin…
23:25 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, vacances, Carbone, empreinte ecologique
11.08.2007
Et si on parlait d’économie ?
Pour le premier semestre, le déficit commercial de la France, c’est-à-dire la différence entre nos importations et nos exportations, s’est creusé de 13 à 15 Milliard d’euros… Un chiffre qui fait relativiser la relative « bonne santé » de notre économie telle qu’elle est présentée par le gouvernement et les médias. Les accusés ? Toujours les mêmes : l’Euro trop élevé bien sûr, et la hausse du prix du pétrole. Comme d’habitude, c’est toujours la faute des autres et surtouts des « technocrates européens » . Ce qui est marrant c’est qu’en Allemagne où ces mêmes facteurs s’appliquent, on ne parle pas de déficit commercial, mais d’un excédant de 15 Milliards d’euros. Soit une différence de 30 Milliards d’euros entre deux pays relativement proches, à l’avantage de celui qui doit toujours remonter le retard économique de sa moitié Est…
Et si le problème venait de chez nous ? Un économiste français argumentait que ce résultat était dû à la faiblesse de nos PME… Intéressant. Car le Gouvernement Sarkozy… Oups pardon le gouvernement Fillon, a fait passer un fameux « paquet fiscal » qui va nous coûter 13 Milliard d’euros par an, et dont la seule mesure réellement en faveur des PME reste la défiscalisation des heures supplémentaires. Sauf qu’on ne pourra jamais demander à un employé d’effectuer le travail de deux employés, et que les heures supplémentaires ne sont de l’avis de tous les patrons que des outils d’ajustements. Alors défiscaliser les heures sup’ c’est bien, cela donne de la souplesse, mais quand on veut vraiment augmenter sa production il faut engager.
Dans le programme présidentiel du candidat Bayrou, on avait bien une mesure qui nous paraissait efficace (et à pas mal d’économistes d’ailleurs) : c’était la possibilité pour une petite entreprise de créer deux emplois sans aucune charges, pendant deux ans. On aurait bien aimé au Modem que les gars du Nouveau Centre emportent ça dans leurs bagages avant d’aller voler vers le Star System… Après tout c’était LA mesure phare du candidat qu’ils avaient soutenu …
Las, la soumission à l’UMP s’est faite sans contreparties et entre le soutien aux grandes fortunes ou aux PME, le gouvernement a choisi la première option, probablement conscient que les finances françaises si elles peuvent encore supporter des excès (jusqu’en 2012 ?) ne permettaient pas de jouer sur les deux tableaux. Chacun ses priorités mais au Modem on pense que la force d’un pays se mesure à la bonne santé de ses entreprises et non pas à la petitesse de son bouclier fiscal, CSG comprise ou pas, cela reste du détail.
08:55 Publié dans Politik | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : deficit commercial, economie, paquet fiscal, PME




